Épinay-sur-Seine

Des parents d’élèves refusent la « discrimination territoriale »

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Depuis le 11 janvier, des dizaines de parents d’élèves d’Épinay-sur-Seine occupaient le bureau de la directrice de l’école maternelle Jean-Jaurès Sud. Regroupés autour de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), ils tentaient de sensibiliser les autorités académiques et l’État sur la réalité de l’époque : plus de 48 jours cumulés d’absence d’instituteur non remplacés. Après près deux mois d’occupation pacifique – qui consistait principalement à empêcher la directrice d’atteindre son téléphone et son ordinateur – et d’absence de réactions de la part de l’État, les parents d’élèves ont décidé de passer à une étape supérieure et de saisir la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde). Motif ? « Discrimination territoriale ».

« Depuis la rentrée scolaire 2010-2011, toutes les écoles du premier degré de la ville d’Épinay ont souffert de 750 jours d’absence (hors congé maternité et longues maladies). Seuls 120 jours ont été remplacés. Soit 84% des « courtes » absences qui ne sont pas remplacées ! », s’indigne Mathieu Glaymann, père d’un enfant scolarisé à Jean-Jaurès Sud. Le 15 mars, le collectif de parents a présenté sa saisine de la Halde, en présence de plusieurs conseillers régionaux du PS, du PC et du Parti de gauche, des députés Patrick Braouezec, Claude Bartelone et Bruno Leroux, ainsi que des représentants de syndicats d’enseignants (UNSA, SNUIPP). Tous ont ont affirmé « leur solidarité à l’initiative des parents ». « Il ne s’agit pas ici de demander une discrimination positive. Il s’agit bien d’atteindre l’égalité républicaine, une vraie égalité de traitement pour l’ensemble de l’hexagone », a affirmé Patrick Braouezec, soutien de cette initiative.

Le collectif des parents ne se fait pas d’illusion sur la décision de la Halde : le critère de territorialité ne figure pas parmi les critères légaux de discrimination. Mais ils attendent de la Halde qu’elle prononce des « recommandations » qui permettront d’exercer une pression plus forte sur l’État. Si rien ne change, ils reprendront le chemin de l’occupation.

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