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A quoi sert un média comme Basta ! ? Vu la profusion de supports d’information aussi divers que variés, il est toujours sain de se poser la question. Surtout après 5 ans d’existence. L’augmentation régulière de notre audience semble confirmer que Basta ! a toute sa place. 15 000 visiteurs mensuels lors du lancement du site en décembre 2008, 450 000 aujourd’hui. Merci !

Avoir une audience, c’est bien. Mais pour quoi faire ? Se fondre dans le conformisme ambiant ? Relayer la énième polémique sur, au choix, la Marseillaise, les roms, l’Eurovision, le port du voile, la dernière scène ultra-violente de Game of Thrones… ? Vendre de la publicité ? Rien de tout cela.

Non, à Basta ! nous aimons bien les sujets complexes. Vous avez dit Transatlantic Trade and Investment Partnership ? On s’y intéresse. Vous entendez « certificat d’obtention végétale » ? On se déplace. Certains s’interrogent sur la réforme des « ratios de solvabilité » des banques ? On interviewe. L’arrivée de la « biologie systémique et synthétique » vous interpelle ? On enquête. Le « système communautaire d’échange de quotas d’émission de CO2 » vous est incompréhensible ? On décrypte. Non par masochisme mais parce que ces sujets, parmi tant d’autres que nous abordons, nous semblent essentiels pour comprendre ce qui est en jeu – la démocratie, la privatisation du vivant ou des richesses créées… – et redonner un pouvoir d’agir aux citoyens qui s’y intéressent.

Des articles à « effet levier »

Raconter des histoires compliquées n’est pas une sinécure. Mais « l’effet levier » qu’ont provoqué plusieurs de nos articles nous a bien fait plaisir. Prenez l’affaire des obscurs « certificats d’obtention végétale » qui n’intéressaient personne mis à part quelques militants défendant les semences comme bien commun. Là encore, notre travail d’information a permis de montrer les menaces pesant sur la liberté de cultiver et de mettre en lumière le rôle de grands groupes privés impatients de tout breveter. Le « succès d’audience » de ces articles a permis de renforcer les mobilisations émergentes, en particulier lors du vote de la loi sur les contrefaçons. De nombreux lecteurs ont alors interpellé des députés. Rares sont les rédactions qui se sont attelées à ce sujet. Ce combat contre l’accaparement du vivant par des intérêts privés n’est d’ailleurs toujours pas terminé. Notre dossier « Main basse sur les semences » témoigne de notre acuité sur le sujet.

Autre exemple : l’histoire du viticulteur Emmanuel Giboulot. Producteur de vin bio, il est poursuivi en justice pour avoir refusé de traiter ses vignes aux pesticides. Basta ! a permis de faire connaître son combat. A nos lecteurs bien sûr, mais également à nos confrères et consœurs journalistes : le cas d’Emmanuel Giboulot a ensuite été très médiatisé, jusque dans les colonnes du New York Times. Une affaire de plus, qui pose encore et encore la question du type d’agriculture et d’alimentation que nous souhaitons demain.

Une satisfaction également, quand des associations nous appellent pour nous remercier, lorsque notre enquête ou notre reportage a suscité l’intérêt d’une radio nationale, d’une chaîne de télévision ou d’un grand quotidien, pour un projet ou une problématique encore trop confidentiels. Après notre enquête sur « le plan social invisible qui frappe le secteur associatif », le Collectif des associations citoyennes, qui se bat pour que le secteur associatif, indispensable au tissu social, ne soit pas sacrifié sur l’autel de l’austérité, a enfin été invité à s’exprimer dans plusieurs médias nationaux. Côté alternatives, l’écologie open source a suscité l’intérêt des médias « mainstream » après la publication de cet article. Deux exemples parmi d’autres.

Parfois un petit article provoque quelques remous : l’ancien ministre des Finances Pierre Moscovici a dû annuler la nomination au sein l’Autorité des marchés financiers d’une responsable de la banque UBS, banque mise en cause pour ses pratiques d’évasion fiscale. Nous étions les premiers à dénoncer cette nomination, avec Challenges. Notre enquête sur le partenariat public-privé choisi pour la mise en œuvre de l’écotaxe – le consortium emmené par Benetton, Goldman Sachs, Thalès et SFR qui prévoyait d’empocher 20% des recettes de la taxe – a aussi entraîné quelques secousses.

Cette liberté d’informer, d’enquêter, d’aborder des sujets complexes peu propices à la course au clic, nous la devons à notre quête d’indépendance : pas d’annonceurs avec lesquels se brouiller, pas d’actionnaires ou de groupes industriels à ne pas froisser. Sans pub et sans gros investisseurs, notre principal « levier » c’est vous ! Alors n’hésitez pas à faire un don.

Photo : CC Topyti

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  • Artisanat « Un métier n’est pas là pour vous emprisonner mais pour vous rendre libre »

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