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De Martin Niemöller à Robert Ménard. Le fétichisme du fichier

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Mieux que tous les débats informatico-technicistes sur les algorithmes, les Imsi-Catchers et autres boîtes noires, Robert Ménard fait oeuvre de pédagogie utile : il ramène le prénom à ce qu’il est, c’est à dire une simple "donnée", à partir de laquelle toutes les interprétations sont possibles, même et surtout, hélas, les plus nauséabondes. Il suffit pour cela de passer ce prénom, de passer cette donnée, à l’analyse d’une "boîte noire", en l’occurence le cerveau de Robert Ménard, dans lequel un algorithme - les neurones de Robert Ménard - établiront une relation de causalité entre cette donnée - le prénom - et une autre - l’appartenance religieuse. Voulons-nous d’un monde pire encore que le cauchemar Orwellien de 1984, d’un monde dont le cerveau de Robert Ménard serait la boîte noire, dont ses neurones seraient l’algorithme et dont son "intelligence" serait le logiciel politique ?

(Point Godwin) N’oublions pas qu’en plus des régimes de panoptique dans lesquels le Big Brother dominant ne peut dominer que parce que chacun est invité à surveiller également son voisin, n’oublions pas que tous les totalitarismes reposent sur le fichage, sur le "fichier" comme élément fondamental de leur maintien au pouvoir. (Point Godwin)

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