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Climat : François Hollande sera-t-il le cancre de la classe ?

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La France, mauvaise élève sur les enjeux climatiques ? A moins de 90 jours de la conférence internationale sur le climat, les Amis de la Terre dressent un état des lieux des soutiens publics et privés au charbon, sous la forme de « cahiers de vacances » teintés d’humour où l’association, tel un enseignant mécontent, note les efforts des entreprises et des banques françaises en la matière. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le bilan n’est pas très bon : aucune banque privée et entreprise dans laquelle l’Etat est actionnaire, ne s’est engagée à mettre un terme à tout soutien à ce combustible le plus émetteur de CO2. Les centrales d’EDF par exemple, dont l’État est actionnaire à 85 %, émettent à l’étranger plus de 69 millions de tonnes de CO2 par an (lire nos contre-rapports sur EDF et Engie).

« Fin juillet 2015, François Hollande reconnaissait qu’il fallait laisser plus de 80 % des ressources fossiles dans le sol, constate Lucie Pinson des Amis de la Terre. Pourtant, le Président de la République n’a toujours pas imposé à son gouvernement l’application immédiate de son unique engagement dans cette direction, celui de mettre fin aux soutiens de la Coface au charbon. » La Coface, agence de crédit à l’exportation française, aurait ainsi garanti des projets charbon à hauteur de 1,313 milliard d’euros entre 2001 et 2014. Quelques avancées sont néanmoins relevées par l’association, en particulier l’abandon de projets charbon en Pologne, Serbie et Afrique du Sud par Engie et EDF et la fin des financements aux mines de charbon par le Crédit Agricole.

Dans la nuit du 30 au 31 août, les plus mauvais élèves (BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, EDF et Engie) ont vu la devanture de leurs sièges parisiens être marqués de sabliers, symbolisant l’urgence climatique et la nécessité à agir d’ici la COP21. Le 31 août, une action symbolique inter-associative [1] s’est déroulée sur le parvis du Trocadéro. Les militants ont mis en scène un président insouciant, jouant avec une bulle carbone au lieu de mettre en œuvre une véritable transition écologique et sociale. « On s’engage auprès du gouvernement à ne pas les lâcher », résume Lucie Pinson.

Texte et photos : @Sophie_Chapelle

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