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Bataille sociétale

Charbon contre climat : quand l’avenir de l’humanité se joue, en partie, en Australie

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C’est une victoire pour le climat et la Grande barrière de corail. Pour la première fois, les banques françaises viennent de s’engager clairement à ne pas investir dans l’extraction des vastes réserves de charbon du Bassin de Galilée, au Nord-ouest de l’Australie. Une démarche qui n’aurait pas été possible sans la campagne acharnée menée par les militants écologistes et altermondialistes, en Europe comme en Océanie. Mais la bataille ne fait que commencer, et nous concerne tous. Car l’exploitation de ce charbon, en réchauffant l’atmosphère, pourrait porter un coup fatal à la planète. Récit.

En décembre dernier, après plusieurs mois de pressions, la Société générale annonce, par un communiqué de presse succinct, son retrait d’« Alpha Coal », un immense projet d’extraction et d’exportation de charbon au Nord-ouest de l’Australie. Lors de la campagne orchestrée par les Amis de la terre, Attac et le mouvement altermondialiste basque Bizi !, plusieurs agences de la « SocGen » ont été bloquées par des amas de charbon ou occupées par des jeûneurs du climat. Ses dirigeants ont été interpellés par des pétitions. La banque elle-même a fait l’objet d’appels à boycott.

Le succès obtenu contre la Société générale en France s’inscrit dans le cadre de ce qui est devenu l’une des plus emblématiques batailles mondiales pour le climat, au même titre que celles qui se jouent autour des projets d’oléoducs géants en Amérique du Nord (comme le Keystone XL) ou encore de la prospection pétrolière en Arctique. Avec pour enjeu la question de savoir si le charbon du Bassin de Galilée, dans l’État du Queensland, l’une des plus importantes réserves de carbone encore non exploitées au monde, restera dans le sol ou ira amplifier le réchauffement climatique après avoir été brûlé.

Action directe citoyenne

Les animateurs de la campagne contre Alpha Coal en France annoncent aujourd’hui un nouveau succès. Ils ont obtenu l’engagement clair et sans ambiguïté des trois plus grandes banques françaises – BNP Paribas, la Société générale et le Crédit agricole – de rester à l’écart de tous les projets d’extraction du charbon dans le Bassin de Galilée, y compris les infrastructures ferroviaires ou portuaires associées [1]. Initialement, la SocGen s’était contentée d’évoquer les « retards » du projet pour « suspendre » son engagement (lire notre article). « C’est la première fois que les banques s’engagent à ne pas financer les projets de toute une région en raison de leurs impacts environnementaux et climatiques, se félicite Lucie Pinson des Amis de la terre. Cependant, la bataille pour le climat ne s’arrête pas là et leurs engagements sont loin de suffire à inverser la hausse de 218 % des financements des banques françaises au secteur du charbon entre 2005 et 2013. »

Au total, neuf mines géantes sont envisagées dans la région, dont cinq seraient plus grandes que n’importe quelle mine de charbon actuellement exploitée en Australie, premier exportateur mondial de charbon. Si ces projets miniers voient le jour, ils permettront, selon les calculs de Greenpeace, de produire et exporter annuellement 330 millions de tonnes de charbon pendant 30 ans. Avec un impact considérable sur notre atmosphère : plus de 700 millions de tonnes de CO2 supplémentaires seraient émises tous les ans [2]. Cela représente quasiment le double des émissions annuelles de CO2 de la France et hisserait d’un seul coup le Bassin de Galilée, au septième rang mondial des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre.

Une perspective que de plus en plus de monde considère comme inacceptable. Même l’Agence international de l’énergie conclue, dès 2012, que les deux tiers des réserves connues de pétrole, gaz et charbon devaient rester dans le sol si l’on voulait maintenir le réchauffement global en dessous des 2ºC [3]. Pour le charbon australien comme pour les oléoducs nord-américains, la bataille se déroule simultanément sur plusieurs terrains – politique, administratif, juridique et économique. Cette bataille est surtout marquée par l’essor de l’action directe citoyenne.

Le maillon faible est financier

Dénonçant l’impuissance ou la résignation de nos dirigeants face aux puissants intérêts qui bénéficient des énergies fossiles, des collectifs de plus en plus nombreux de militants, de citoyens et même d’institutions (universitaires, religieuses, médiatiques…) cherchent désormais à bloquer eux-mêmes ces projets. Ils occupent des sites miniers ou des chantiers d’oléoducs, ciblent les investisseurs qui rendent ces projets possibles, comme c’est le cas du mouvement global pour le désinvestissement des énergies fossiles [4]. Non sans résultats.

La controverse autour du Bassin de Galilée a mis en lumière le rôle décisif joué par les banques internationales dans le financement des grands projets d’extraction d’énergies fossiles, qui se chiffre en milliards d’euros. Pour les deux projets de mines considérés comme les plus avancés – Alpha Coal, porté par le conglomérat indien GVK en association avec la milliardaire australienne Gina Rinehart, et Carmichael, porté par Adani, une autre firme indienne –, le besoin de financement total, y compris les lignes de chemin de fer et les terminaux d’exportation, est estimé à 25 milliards de dollars australiens (17,5 milliards d’euros) [5].

En plus de son impact sur le climat, la perspective d’une exploitation à grande échelle du charbon du Bassin de Galilée comporte également d’autres risques environnementaux majeurs, eux aussi de résonance mondiale. Pour rendre possible l’exportation de ces millions de tonnes de charbon, le terminal portuaire d’Abbot Point, sur la côte du Queensland doit être considérablement étendu. Or, il se situe non loin d’une zone classée au patrimoine mondial de l’humanité : la Grande barrière de corail.

Barack Obama à la rescousse

Le sol sous-marin doit être dragué afin de permettre le passage quotidien de tankers géants. Et les 5 millions de tonnes de déchets issus de ce dragage doivent être rejetées en mer. Une menace directe pour les récifs coralliens et les espèces animales et végétales qu’ils abritent, alors qu’ils sont déjà considérablement fragilisés par le réchauffement climatique et la pollution. Celle-ci est jugée suffisamment sérieuse par l’Unesco pour qu’elle menace d’inscrire la Grande barrière de corail sur la liste du patrimoine de l’humanité « en danger ». Même le président américain Barack Obama s’est permis une entorse diplomatique en marge du Sommet du G20 tenu à Brisbane en novembre 2014, en dénonçant le danger que représentait le charbon pour ce patrimoine universel.

Le double argument de la lutte contre le changement climatique et de la protection de la Grande barrière de corail s’est révélé suffisamment persuasif pour qu’un grand nombre de banques et d’établissements financiers s’engagent à se tenir à l’écart de ce projet, malgré les pressions de la diplomatie australienne [6]. Outre les trois banques françaises, la liste inclut Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Deutsche Bank [7], Royal Bank of Scotland, HSBC, Barclays, et Blackrock, le plus grand fond d’investissement au monde.

Quand les banques se retirent... à moitié

« Que les banques les plus impliquées dans le financement du secteur charbonnier aient choisies de s’en tenir à l’écart, en dit long sur le caractère inacceptable des projets de construction de nouveaux terminaux géants d’exportation de charbon dans la zone de la Grande barrière de corail, notaient les coordonnateurs de la campagne internationale contre les banques. De fait, six des dix banques les plus impliquées dans le charbon [sept aujourd’hui avec BNP Paribas] ont déclaré qu’elles ne financeraient pas l’extension d’Abbot Point [8]. »

Market Forces, une ONG australienne, compile chaque année les soutiens accordés par des banques et autres institutions financières au secteur des énergies fossiles en Australie. Une liste dans laquelle les banques françaises occupent une place de choix. BNP Paribas a ainsi investi 1,642 milliard de dollars australiens (1,15 milliard d’euros) dans 22 projets de gaz et de charbon depuis 2008, la première banque non australienne et non asiatique du classement. La Société générale a insufflé 426 millions de dollars australiens rien que dans les mines de charbon. Son rôle dans Alpha Coal était tout sauf anodin, puisqu’elle était en charge de conseiller les porteurs du projet. Quant au Crédit agricole, il est lui aussi impliqué dans plus d’une vingtaine de projets charbonniers et gaziers. D’autres banques françaises comme Natixis, CIC - Crédit mutuel ou encore Dexia sont elles aussi concernées.

BNP, Natixis et Total menacent toujours la Grande barrière de corail

Alpha Coal n’est-il que l’arbre qui cache la forêt ? Pour les militants de la justice climatique, cibler de grands projets emblématiques permet de gagner en efficacité, mais n’est pas suffisant si cela conduit à négliger d’autres aspects. Les banques françaises demeurent impliquées dans des projets quasiment aussi controversés qu’Alpha Coal. Dans l’État de Victoria, elles sont en première ligne pour renflouer des centrales à charbon extrêmement polluantes et controversées, appartenant à GDF Suez. BNP Paribas et la SocGen figurent aussi parmi les soutiens de la mine de charbon de Maules Creek, dans l’État de Nouvelle Galles du Sud. Ce projet vise lui aussi a exporter des millions de tonnes de charbon. Il entraînerait le défrichement d’une forêt primaire – un habitat critique pour les koalas – et est aussi la cible d’une importante campagne citoyenne en Australie. Le site de la mine a été occupé par des militants et des célébrités pendant plus d’un an et demi.

Si elles ont cédé à la pression sur Abbot Point, les banques françaises ne rechignent pas cependant à financer des terminaux d’exportation de charbon et de gaz, y compris dans la zone de la Grande barrière de corail. C’est le cas de celui de Dalrymple Bay, à 200 kilomètres au Sud d’Abbot Point. Natixis, la banque d’affaires du groupe BPCE, y a injecté 122 millions de dollars australiens. BNP Paribas est l’un des partenaires financiers de Wiggins Island, en cours de construction. C’est le cas enfin des terminaux géants d’exportation de gaz naturel liquéfié, à Curtis Island. Les banques françaises ne semblent pas impliquées dans le terminal dont Total est partie prenante – Gladstone LNG – qui permettra l’exportation de 10 millions de tonnes par an de gaz issu de la fracturation hydraulique. Mais elles le sont dans Australia Pacific LNG, un projet voisin et très similaire.

La construction de ces terminaux a entrainé d’importantes pollutions en 2011, qui préfigurent les menaces qui pèsent désormais sur la Grande barrière de corail en raison des développements portuaires géants (lire notre article). Plus au Sud, le Crédit agricole a insufflé plus de 400 millions de dollars australiens dans les ports charbonniers australiens. Et figure parmi les plus importants investisseurs au sein du plus important port charbonnier au monde, à Newcastle.

De l’Australie à Paris : l’effet papillon

Les Amis de la terre, qui ont fait du rôle des banques dans le dérèglement climatique l’un de leurs principaux chevaux de bataille, souhaitent obtenir des trois grands banques françaises des engagements globaux de retrait progressif des énergies fossiles, à commencer par un abandon définitif du charbon dès 2015. Le contexte est favorable, alors que se prépare la Conférence pour le climat à Paris (COP). « Avec l’approche de la COP, les principales banques à l’international se sentent poussées à faire des annonces en matière climatique, explique Lucie Pinson, de l’association écologiste. L’enjeu est d’éviter des mesures cosmétiques. Plus nous ferons pression, plus loin elles seront forcées d’aller dans leurs engagements. » Les Amis de la terre lancent d’ailleurs à cette occasion un nouveau site web pour permettre aux citoyens d’interpeller les banques dont ils sont clients : jechangedebanque.eu.

Face aux réticences des banques européennes et nord-américaines, les firmes qui portent les projets miniers de Carmichael et d’Alpha Coal tentent de séduire d’autres banques asiatiques et indiennes. Avec un succès mitigé. Le groupe indien Adani a ainsi annoncé en novembre 2014 bénéficier d’un prêt d’un milliard de dollars US de la State Bank of India (SBI). Ce n’était que du bluff [9]. Entre-temps, une pétition en ligne contre l’investissement de la banque publique inidenne dans Abbot Point a recueilli un million de signatures.

Pour les militants locaux, la question critique reste celle de la position que prendront les grandes banques australiennes, les « Big 4 » : ANZ, Commonwealth Bank, National Australia Bank et Westpac, lesquelles sont, de loin, les plus gros investisseurs dans les énergies fossiles du pays. Aucune de ces banques n’a encore officialisé ses intentions. Elles sont aujourd’hui l’objet d’une forte pression : de la part des environnementalistes d’un côté et des milieux économiques et politiques liés aux intérêts miniers et énergétiques de l’autre. Pour Julien Vincent, de Market Forces, « ces banques se suivent de très près les unes les autres, et bougent rarement séparément. Si l’une d’elles décide de ne pas investir dans le Bassin de Galilée, il y a de fortes chances que les autres ne le feront pas. »

De l’argent public pour le charbon, malgré l’endettement

En dernière instance, le principal soutien aux grands projets charbonniers du Bassin de Galilée restent les pouvoirs publics australiens. Confrontées aux difficultés de financement de ces projets, l’État du Queensland (dirigé par les conservateurs) a annoncé – laissant soudain de côté les grandes déclarations contre l’interventionnisme de l’État dans l’économie – le déblocage d’aides financières directes. L’État a indiqué prendre une participation financière minoritaire et « provisoire » dans les infrastructures nécessaires aux projets charbonniers (ligne de chemin de fer et port). Et doit aussi construire lui-même des équipements destinés à accueillir les déchets du dragage.

Comme l’État du Queensland croule sous les dettes, cet argent devait venir de la vente d’actifs publics... Le tout au bénéfice d’Adani, malgré les révélations de la presse australienne pointant des manipulations financières douteuses et l’usage intensif des paradis fiscaux [10]. L’engouement pour le charbon des dirigeants conservateurs du Queensland, et de l’Australie en général, tient à des raisons économiques et sociales, mais pas seulement [11].

Le charbon : un choix idéologique plus qu’économique

La décision de persister dans le charbon ressemble davantage a un choix idéologique que pragmatique, pour des milieux proches des climato-sceptiques. Le gouvernement fédéral de Tony Abbott a été élu en 2013 sur un programme régressif en matière environnementale : abolition de la taxe carbone instituée en 2012, suppression de divers organismes publics en charge du climat, de l’environnement ou des sciences, soutien politique acharné au secteur des énergies fossiles mêmes les plus polluantes… Pourtant, le cours du charbon est à un niveau historiquement bas. De nombreux analystes, y compris dans les cercles financiers les plus orthodoxes, estiment que cette source d’énergie amorce un déclin probablement définitif.

L’État australien est certes financièrement dépendant des royalties de l’industrie extractive. Le pays a connu ces dernières années un boom minier, alimenté par la demande chinoise, qui lui a permis de résister à la crise économique globale. Alors que ce boom se termine, les gouvernants semblent s’accrocher à l’illusion qu’il serait possible de le relancer artificiellement, grâce à une augmentation massive de l’offre de charbon, à destination, cette fois, du marché indien. Avec l’argument que le charbon australien permettra à des millions d’Indiens d’accéder à une électricité bon marché. Les opposants ont mobilisé plusieurs études pour battre en brèche ces prétentions « humanitaires » [12]

Des lois sur mesure pour les entreprises minières

Les concessions faites aux industriels du charbon sont loin de se réduire aux seules aides financières. Une nouvelle loi autorise ainsi les entreprises minières de pomper autant d’eau qu’elles le souhaitent des aquifères, sans permis spécifique et sans avoir à prouver le caractère soutenable de ces extractions [13]. Or, selon un rapport commandé par les opposants au charbon, les neuf futures mines du Bassin de Galilée consommeraient entre 1500 et 2000 milliards de litres, dans une zone semi-aride [14]. Alpha Coal, à elle seule, nécessiterait pour fonctionner l’usage de 176 milliards de litres d’eau sur trente ans. L’équivalent de l’eau contenu dans 60 000 piscines olympiques !

Autre décision significative des pouvoirs publics : l’abandon du rejet en mer des déchets du dragage d’Abbot Point pour les mettre en décharge sur la côte. Une annonce hautement stratégique puisqu’il s’agissait pour les autorités australiennes de dénouer l’alliance de fait entre, d’un côté, les écologistes et, de l’autre, les représentants de secteurs économiques – tourisme, pêche – potentiellement affectés. Problème : le choix de déposer les déchets à proximité de zones humides côtières est sans doute pire d’un point de vue environnemental que celui de les rejeter en mer.

Ces zones humides jouent en effet un rôle crucial pour empêcher les sédiments et certains polluants d’atteindre la Grande barrière de corail. Elles servent aussi de zone de reproduction pour plusieurs espèces marines et d’abri pour des milliers d’oiseaux. Ce qui n’a pas empêché le ministère de l’Environnement de mettre en œuvre une procédure d’approbation accélérée, avec consultation minimale du public [15].

Les aborigènes se joignent à la bagarre

Le gouvernement conservateur du Queensland vient d’enregistrer une défaite électorale inattendue lors des élections provinciales de janvier. La question du charbon aura joué un rôle décisif dans la victoire des travaillistes. Ces derniers ont rapidement annoncé un nouvel accord avec les conglomérats Adani et GVK : l’État continuera à soutenir les projets charbonniers, y compris l’extension du port d’Abbot Point, mais sans y investir de fonds publics ; les déchets de dragage devront être entreposés dans un nouveau site, ni au fond de l’océan, ni à proximité de zones humides. La déception est grande chez les écologistes. La bataille se poursuit désormais devant les tribunaux, jusqu’à la Cour fédérale australienne.

Les écologistes profitent cependant d’un renfort inattendu : les aborigènes. Les Wangan et les Jagalingou, ethnies aborigènes du Bassin de Galilée ont décidé de s’opposer aux projets charbonniers sur leurs terres ancestrales. C’est l’une des premières fois en Australie que des aborigènes s’opposent aussi catégoriquement à un projet minier sur leurs terres, plutôt que de chercher à négocier une compensation. Même si l’histoire de l’Australie montre que les pouvoirs publics et les intérêts miniers hésitent rarement à piétiner les droits des aborigènes. Adani a saisi la Cour des titres indigènes pour passer outre l’objection des Wangan et des Jagalingou, qui ne disposent pas encore d’un réel droit de veto. Là aussi, l’affaire se décidera donc devant les tribunaux.

L’action citoyenne peut peser sur le cours des événements

Pour l’instant, les opposants locaux et les militants pour la justice climatique du monde entier ont réussi – profitant du contexte mondial de déclin du charbon – à monter une ligne de défense suffisamment efficace : la possibilité que ce type de méga projets charbonniers « climaticides » ne voient jamais le jour est envisageable. Le retrait des banques françaises contribue, à son échelle, à laisser espérer une victoire. Il vient aussi prouver que l’action citoyenne peut peser sur le cours des événements, et que la lutte contre le changement climatique ne doit pas fatalement se réduire à des petits arrangements au sommet sur les meilleurs moyens d’ajuster l’ordre établi. Un message utile à quelques mois de la Conférence climat de Paris.

Olivier Petitjean

Photo : CC Divers Association of Maldives .

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