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Calais, le jour d’après

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Le 2 juillet 2014, à 6h30 du matin, le centre d’hébergement de la rue de Moscou a été évacué par les forces de l’ordre. L’article qui suit est le récit de choses vues et entendues les 3 et 4 juillet, en marge des comptes-rendus factuels rapportés par les principaux médias, sur la base des déclarations officielles et des dépêches de l’AFP.

« Mais la guerre en Afrique est finie ! » L’employée du petit hôtel, qui offre café et sourire et cherche tant bien que mal à se protéger de la réalité qui lui est exposée, sait peu ou rien des quelques 20 ou 30 nouveaux migrants qui, chaque jour, se retrouvent bloqués à Calais dans leur voyage au sortir de l’enfer. Ils ne sont pas tous africains, même si la majeure partie d’entre eux vient d’Érythrée et du Soudan, deux pays où la guerre existe à l’état endémique. Le premier est depuis plus de vingt ans sous le joug d’une dictature qui n’a rien à envier à la Corée du Nord. Si les Français ignorent jusqu’à son existence, les instances internationales, elles, observent l’hémorragie de ce petit pays de la Corne de l’Afrique avec un mélange de complaisance et de passivité. Sur cinq millions d’habitants, près d’un cinquième ont choisi l’exil. Les Érythréens de Calais sont jeunes, très jeunes, beaucoup d’entre eux ont 16 ou 17 ans, et déjà plusieurs mois ou années d’errance à leur actif, de l’Éthiopie à la Libye, avant de traverser la Méditerranée.

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