Un média indépendant en accès libre, sans publicité, animé par sept journalistes, a besoin du soutien de ses lectrices et lecteurs. Faites un don à Basta ! En passant par J’aime l’info, un don de 50 euros ne vous coûte que 17 euros.

Avancement de la campagne : 20358 € sur 100000 € !

20.36%

À lire sur Asialyst

Birmanie : 800 000 Rohingyas sans-papiers ni patrie

  • Ajouter
  • Imprimer
  • Partager sur Delicious
  • Partager sur Google+

En Birmanie, la minorité musulmane Rohingya, l’une des plus persécutées au monde selon l’ONU, vient de recevoir un coup fatal. Depuis le 31 mars, les « cartes blanches », ou certificats temporaires d’identité, ne sont plus valables. Les Rohingyas se retrouvent sans papier, avec pour seul avenir le placement dans des camps, sans aucun espoir de reconnaissance.

L’Etat birman se prépare-t-il à déporter en masse les Rohingyas ? Tout le laisse croire. Fin mars, les membres de cette minorité, dont la citoyenneté birmane n’est pas reconnue, sont devenus en bloc des sans-papiers, au grand dam de l’ONU. « L’expiration des cartes blanches temporaires détenues par de nombreux Rohingyas comme document d’identité crée de nouvelles incertitudes et accroît leur vulnérabilité », dénonçait la rapporteure spéciale des Nations Unies pour la Birmanie, Yanghee Lee, dans une déclaration du 16 mars. Ces papiers avaient été distribués dans les années 1990, suite à la promulgation de la loi sur la citoyenneté de 1982 (voir encadré). Un million et demi de personnes en seraient titulaires, selon le quotidien officiel New Light of Myanmar, dont 700 à 850 000 Rohingyas.

Cette minorité musulmane ne fait pas partie des 135 minorités officielles de la Birmanie. Elle vit dans l’Etat majoritairement bouddhiste de l’Arakan, qui borde les côtes nord-ouest du pays. Le terme même de Rohingya n’est pas autorisé par le gouvernement, qui lui préfère le terme Bengali, considérant ses membres comme des migrants venus du Bangladesh voisin. Marginalisés, apatrides, les Rohingyas sont victimes de persécutions, et de violences religieuses récurrentes ces dernières années.

Lire l'article

Vidéos

  • Artisanat « Un métier n’est pas là pour vous emprisonner mais pour vous rendre libre »

    Voir la vidéo

Voir toutes les vidéos