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Béton contre bio : « Quand les élus comprendront-ils qu’on ne se nourrira jamais de béton ? »

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Jérôme Thomas, paysan, cultive des terres en agriculture biologique à Bruz, commune de Rennes métropole. Il loue une partie de ces terres à la ville. Mais la municipalité souhaite agrandir une zone commerciale et envisage de construire des bâtiments commerciaux ainsi que des parkings sur ces terres nourricières. Jérôme a décidé de lancer une pétition pour protester contre la bétonisation de terres biologiques. Nous relayons son appel.

Bruz a connu une artificialisation croissante depuis 30 ans. Le nombre de paysans a très fortement décru, on comptait une trentaine de fermes dans les années 80, il en reste à peine un quart aujourd’hui.

  • 1989 : artificialisation de 150 ha de zones humides pour créer un terrain de Golf de 18 trous, 4 fermes disparaissent.
  • 1991 : artificialisation de 150 ha de terres pour créer le campus de Ker Lann.
  • 2000 : artificialisation de 100 ha de terres pour créer la zac du vert Buisson, 3 fermes disparaissent.
  • 2016 : Projet de bétonner encore et encore en agrandissant la zone commerciale !

Quelle quantité de surface agricole faudra t-il voir disparaître pour qu’enfin les élus de certaines villes comprennent qu’on ne se nourrira jamais de béton ?

Rappelons que les zones commerciales, c’est :

  • Une banalisation des paysages : les paysages français s’uniformisent car à l’entrée de chaque ville, les communes adoptent tous la même politique qui est d’avoir une zone commerciale regroupant un vaste supermarché avec autour des magasins spécialisés appartenant à des enseignes connues.
  • Une désertification du centre ville : les petits commerces ne peuvent résister face aux grandes enseignes : prix, flexibilité, matraquage publicitaire, emplacement attractif près d’une quatre voies avec de grands parkings dont le centre-ville ne peut rivaliser.
  • Un enlaidissement des abords de villes moyennes : les structures des centres commerciaux ont pour habitude de bitumer, bétonner, privilégier les matériaux bon marché (type tôle ondulée, béton, parpaings). De plus, ces espaces sont gérés , agencés sans aucune originalité et réduisent les paysages, on bitume à outrance pour laisser la plus grande place possible à la voiture.
  • Des lieux de consommation à outrance et de standardisation où l’on privilégie les marques issues de grands groupes déjà très fortunés plutôt que des indépendants.

Des terres disparaissent tous les jours, au profit de quelques multinationales ! Alors que sur ces terres l’on pourrait voir des paysans nombreux vivre dignement sur de petites structures. Contribuez à lutter contre la bétonisation des terres agricoles en signant cette pétition !

Photo CC Nicolas Jourdain

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