À lire sur Reporterre

A Sivens, les milices de la FDSEA multiplient les agressions dans l’impunité

  • Ajouter
  • Imprimer
  • Partager sur Delicious
  • Partager sur Google+

Un nouveau cap a été franchi ce mercredi dans la stratégie de la tension imposée par la FDSEA du Tarn. Alors qu’un convoi alimentaire tentait d’être acheminé depuis Gaillac pour alimenter la zone du Testet en vivres, les attaques des pro-barrages se sont multipliées. Récit d’une journée folle, devenue le quotidien à Sivens.

Il est près de 14 heures mercredi 4 mars quand nous parvenons sur la place de la Libération à Gaillac. Environ deux-cents personnes sont là, rassemblées pour témoigner de leur soutien aux occupants de la zone du Testet et pour mettre en place un convoi alimentaire afin de ravitailler la cinquantaine d’occupants présents sur la Zad de Sivens. L’ambiance est bon enfant et calme. Le préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme, est là et discute avec Jean-Claude, un militant anti barrage à qui il explique : « Je veux éviter la confrontation et ne faire prendre de risque à personne ». Une consigne qui n’a pas empêché de multiples agressions depuis plusieurs mois, avec une intensification depuis le début de la semaine et le blocage total de la zone par les agriculteurs pro barrage.

Le maire de Gaillac, Patrick Goisserand, regarde ce qui se passe. Il insiste sur la nécessité de « respecter la loi. Il faut qu’ils partent, agriculteurs comme zadistes, ensuite, je me ferai l’écho pour que tout le monde se mette autour de la table et qu’on reparte à zéro ». Intention louable mais à Sivens, rien n’est jamais si simple.

L’odyssée des poireaux de Gaillac

L’épisode du convoi de ravitaillement a été le fil conducteur de la journée. Ce qui devait être une simple transmission de légumes et de matériel de pharmacie aux zadistes a pris une tournure absurde jusqu’à devenir impossible.

Au départ, le préfet refuse l’entrée de tout véhicule sur la zone « pour éviter les contacts ». Les manifestants rassemblés sur la place centrale de Gaillac s’insurgent contre cette décision. Les voilà enfermés dehors, pendant une heure, entre divers cordons de policiers qui se déplacent dès que les manifestants bougent. Devant l’impuissance, une discussion s’improvise entre le préfet et Patrick, charpentier, repéré comme interlocuteur par un commandant de gendarmerie.

Lire l'article

Vidéos

  • Artisanat « Un métier n’est pas là pour vous emprisonner mais pour vous rendre libre »

    Voir la vidéo
  • Documentaire participatif Opération climat : saisir le bonheur de peur qu’il ne s’en aille

    Voir la vidéo

Voir toutes les vidéos