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A Saint-Denis : « La France est en guerre et elle peut compter sur ses banlieues »

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Dans un bistrot à proximité du Stade de France, les habitués expriment leur colère contre les terroristes et craignent que « cela retombe sur les musulmans ».

Certains lisent le journal au zinc, en silence. D’autres, sur le trottoir, racontent, discutent, débattent. Ce samedi matin, le café la Royale, à quelques encablures du Stade de France à Saint-Denis, est noyé sous le brouhaha et la tristesse. Ici, tout le monde ou presque a entendu les explosions provoquées vendredi soir par trois kamikazes. Très vite, la peur s’est propagée dans le quartier. « Mon neveu et ma belle-soeur étaient au stade, mais on n’arrivait pas à les joindre. Ma mère a failli vomir », raconte Hassen, 45 ans. Otman, lui, travaillait dans une des pizzerias devant l’enceinte sportive : « La première chose que j’ai faite, c’est d’appeler ma famille pour leur dire de s’éloigner ou de rentrer à la maison. C’est fini, on n’est plus en sécurité. » « Ce qui s’est passé nous heurte au plus profond de nous-mêmes », ajoute Aziz, cinquantenaire d’origine tunisienne.

Tarek, 33 ans, a vécu deux soirées. L’une était « bien », « parce qu’on gagnait contre l’Allemagne en foot ». L’autre a viré au « dégueulasse ».

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