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A Bruxelles, les conflits d’intérêt avec le monde de la finance font jaser

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L’embauche par London Stock Exchange de Sharon Bowles, ancienne eurodéputée très influente sur les questions financières, suscite des critiques.

Est-ce une nouvelle illustration des liaisons trop étroites qu’entretiendraient le monde de la finance et les législateurs censés le réguler ? Depuis quelques jours, une nouvelle affaire de conflit d’intérêts suscite des vagues à Bruxelles. En cause : le recrutement annoncé mi-août de l’ancienne députée européenne britannique Sharon Bowles par le London Stock Exchange (LSE), en tant que directrice non exécutive. Le nom de cette parlementaire ne dira sans doute rien à ceux qui ne se passionnent pas pour les réglementations financières touffues pondues par l’Union européenne. Mais elle présidait pendant la dernière législature, jusqu’à mai dernier, la commission parlementaire des Affaires économiques et financières, ce qui faisait d’elle une femme puissante et influente. « Elle a su tisser pendant ces cinq dernières années un réseau impressionnant parmi les dirigeants des grandes institutions financières, et elle ne se cachait pas vouloir le faire fructifier par la suite », persifle un ancien collègue du Parlement.

Ce passage rapide dans un secteur qu’elle régulait, à peine deux mois après la fin de son mandat, est dénoncé par plusieurs ONG, comme Transparency International ou Corporate Europe Observatory (CEO), très en pointe sur ces questions de conflits d’intérêts.

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